L. Lecellier & Cuivralec · Guide du collectionneur

L. Lecellier & Cuivralec : guide du collectionneur

La plupart des cuivres français vintage parviennent au collectionneur dépouillés de tout papier, et c’est pourquoi la série graduée de cinq casseroles de nos archives mérite un guide à part : plusieurs pièces conservent leurs étiquettes Cuivralec d’origine, et ces étiquettes énoncent ce que le métal ne dit pas. Ce guide expose les indices matériels relevés sur la série, lit l’étiquette intégralement, et énonce clairement qu’aucune période de production n’a encore été établie. Il s’inscrit dans notre guide plus large consacré aux ustensiles de cuisine français en cuivre vintage.

L. Lecellier et Cuivralec

Le second ensemble principal de ce guide est une série graduée de cinq casseroles françaises — 12, 14, 16, 18 et 20 cm — d’une épaisseur de cuivre d’environ 1,5 mm. La plus grande casserole porte une marque L. Lecellier / Cuivralec / Villedieu ; les autres pièces portent des indications de taille. Plusieurs conservent leurs étiquettes de papier d’origine.

La marque rattache l’ensemble à Villedieu-les-Poêles, la cité normande du cuivre évoquée plus haut, et « Cuivralec » est présenté sur l’étiquette comme une marque déposée. Au-delà de cela, nous restons volontairement brefs : nous n’avons pas encore consulté de source documentaire sur l’histoire de la maison ni sur sa période de production, et nous n’en proposons donc aucune.

Série de cinq casseroles graduées en cuivre L. Lecellier Cuivralec, de 12 à 20 cm
Série graduée de casseroles L. Lecellier Cuivralec de 12 à 20 cm.
Marque L. Lecellier Cuivralec Villedieu et frappe de taille 20 sur une casserole en cuivre
Marque L. Lecellier / Cuivralec / Villedieu sur la plus grande casserole de la série.

Quelles pièces sont marquées

Seule la plus grande casserole, celle de 20 cm, porte la marque de fabricant L. Lecellier / Cuivralec / Villedieu. Les quatre autres portent des indications de taille et non un nom de fabricant. Cette répartition mérite d’être énoncée précisément, car une série est vite décrite comme « entièrement marquée » dès qu’une pièce l’est : les quatre casseroles plus petites sont rattachées à la même gamme par la pièce marquée, les étiquettes conservées et leur fabrication commune — ce qui constitue une attribution, non une marque.

Note du collectionneur

Une pièce sur cinq porte la marque du fabricant. Les autres sont rattachées à la gamme sur la base de la casserole marquée, des étiquettes d’origine et d’une fabrication identique, et nous les décrivons ainsi plutôt que de laisser entendre cinq marques de fabricant.

Une série graduée de cinq casseroles

Les cinq tailles vont de 12 à 20 cm, pour une épaisseur de cuivre d’environ 1,5 mm — épaisseur plus fine que celle de la sauteuse Dehillerin, et une gamme de tailles qui s’explique comme une progression de travail plutôt que comme une présentation décorative. Nous parlons d’une série graduée de cinq casseroles, et non d’un service complet de cinq pièces : savoir si cinq correspondait à la configuration commerciale d’origine est une question qu’un catalogue d’époque pourrait trancher, et tant que ce n’est pas le cas, revendiquer une série complète dépasserait ce que nous savons.

Détails de fabrication de cinq casseroles graduées en cuivre L. Lecellier Cuivralec
Détail de fabrication des casseroles L. Lecellier Cuivralec — cuivre d’environ 1,5 mm.

Indices matériels et attribution historique

Il vaut la peine de séparer clairement les deux. Les indices matériels sont ici solides et vérifiables : la marque sur la casserole de 20 cm, les indications de taille sur les autres, une épaisseur de cuivre d’environ 1,5 mm, la fabrication, et les étiquettes imprimées conservées. L’attribution historique — qui était L. Lecellier, quand la gamme Cuivralec a été fabriquée et vendue, comment elle se positionnait dans le métier — repose sur une documentation que nous n’avons pas encore consultée.

Les deux ont leur place dans une description, clairement distinguées. Une série peut être précisément documentée comme objet et rester non datée comme produit, et le dire est plus utile au collectionneur qu’une période affirmée qu’aucune source n’étaye.

Pourquoi une étiquette d’origine compte

Étiquette de papier Cuivralec d’origine conservée dans une casserole en cuivre L. Lecellier
Étiquette de papier Cuivralec d’origine conservée dans une casserole L. Lecellier, Villedieu-les-Poêles.

Une étiquette de papier conservée peut énoncer ce que le métal ne dit pas. Une marque frappée donne un nom ; une étiquette peut donner la gamme, le métier auquel les pièces étaient destinées, une revendication de marque déposée et, surtout, une indication sur leur finition. Les étiquettes sont aussi fragiles — lavées, frottées, ou simplement usées — de sorte qu’une série qui en conserve plusieurs préserve des indices qui disparaissent d’ordinaire les premiers.

Note du collectionneur

Parce qu’elles sont imprimées et non frappées, les étiquettes décrivent la manière dont un produit était vendu. C’est un indice de nature différente de la fabrication de l’objet, et les deux méritent d’être consignés séparément.

« Sans étamage »

La mention la plus intéressante des étiquettes Cuivralec est « sans étamage ». Transcrite intégralement, l’étiquette porte :

Étiquette d’origine, transcription

Cuivres · Articles Grande Cuisine · Cuivralec · Marque Déposée · Sans Étamage · L. Lecellier – Villedieu

Transcrit d’après les étiquettes de papier d’origine conservées sur la série. La formulation est citée exactement telle qu’imprimée.

L’étamage étant l’application d’une couche d’étain, « sans étamage » signifie littéralement « sans étain ». Lue simplement, l’étiquette nous apprend que ces casseroles ont été vendues sans le revêtement d’étain traditionnel, et que cela était présenté à l’acheteur comme une caractéristique du produit et non comme un manque. Pour un ensemble de cuivres « articles grande cuisine », c’est une indication réellement informative : la finition intérieure était destinée à être autre chose que de l’étain, et le réétamage ne faisait pas partie de l’entretien attendu.

Ce que l’étiquette ne dit pas, c’est de quelle matière l’intérieur est fait. Nous ne l’identifions pas ici. Des affirmations publiées existent au sujet des revêtements de cuivre français non étamés, mais nous n’en avons vérifié aucune auprès d’un document de fabricant, d’un catalogue d’époque ou d’une analyse en laboratoire de ces pièces — et une affirmation non vérifiée sur une surface de cuisson est précisément le genre d’information qu’il ne faut pas deviner.

Datation de la série Cuivralec

Aucune date de production n’est attribuée à ces casseroles. Les indices matériels sont la marque L. Lecellier / Cuivralec / Villedieu, les indications de taille, le cuivre d’environ 1,5 mm et les étiquettes conservées avec leurs mentions « marque déposée » et « sans étamage ». Un enregistrement de marque fournirait un point de repère documenté pour la marque, et un catalogue ou une publicité d’époque en fournirait un pour la gamme ; ni l’un ni l’autre n’a été consulté à ce stade. Jusque-là, la série est décrite par ses marques et ses mesures seules.

Recherche en cours

Période de production : non établie. Nous n’avons consulté ni catalogue d’époque, ni publicité, ni enregistrement de marque pour Cuivralec, et nous ne proposons pas de date en leur absence.

Recherches & références

L’indice principal de ce guide est l’objet lui-même : sa marque, ses indications de taille et ses étiquettes d’origine conservées. La recherche documentaire reste ouverte, et l’entrée ci-dessous le dit plutôt que de citer une source que nous n’avons pas consultée.

L. Lecellier / Cuivralec
Recherche en cours. Nos indices à ce stade sont entièrement matériels : la marque L. Lecellier / Cuivralec / Villedieu sur la plus grande casserole, les indications de taille sur les autres, et les étiquettes d’origine conservées avec leurs mentions « marque déposée » et « sans étamage ». Nous n’avons consulté aucune source de fabricant, d’archives ou de musée sur l’histoire de la maison ni sur sa période de production, et nous n’avons pas vérifié l’enregistrement de la marque ; les archives historiques des marques de l’INPI constituent la piste que nous entendons suivre. Nous préférons ne citer ici aucune source plutôt que de renvoyer à des annonces de places de marché.

Où cela s’inscrit dans nos recherches sur le cuivre français

Épaisseur, queues, rivets, revêtements et usure se lisent de la même manière sur une casserole de Villedieu que sur une sauteuse parisienne, et l’histoire plus large du commerce du cuivre français — dont Villedieu-les-Poêles elle-même — est exposée dans notre guide pilier. Lire le guide principal du cuivre culinaire français vintage.

Découvrir notre sélection de cuivres français.